Des gaminets à gagner

Bonjour à chacun et à chacune,

Aujourd'hui, je mets en jeu 4 gaminets pour enfant ou adulte ou justaucorps pour bébé.

Logo gaminet

Il y en a 4 en jeu parce qu'il y a 4 façons de participer/de gagner... Si vous participez des quatre façons, vous avez 4 fois plus de chances de gagner. Il est possible de gagner plusieurs gaminets.

  • Poster ici le 2496ème commentaire. Pourquoi ce chiffre ? Comme ça, juste pour que ce ne soit pas un compte rond... parce qu'on fête toujours les comptes ronds, mais jamais les autres!
  • Deviner le jour et l'heure où ce commentaire sera posté, en laissant un commentaire sous cet article.
  • Epingler votre gaminet préféré sur Pinterest... indiquer ensuite dans les commentaires l'adresse de votre épingle.
  • Reproduire cet article chez vous, et mettre un commentaire ici pour me le dire.

Voili, voilà. Bonne chance à tous!

Gaminet robot pour Thibaud

gaminet de petit garçon, pour l'adorable bambin de mon amie Isabelle.

C'est l'Homme des Bois qui a pris les photos, elles ne sont pas extras, mais voilà, c'est comme ça.

J'ai récupéré les chutes d'engrenage sur le corps du robot pour faire le petit rappel en bas à droite (enfin, c'est sur sa gauche quand il le porte).
Bourgeon créatif gaminet robot

Et le dos, avec le prénom du damoiseau:

Bourgeon créatif gaminet robot dos

Voili, voilà.

Méditation sur la fête des voisins

Voici une méditation écrite il y a quelques semaines, suite à la fête des voisins. J'ai un peu modifié mon original pour des raisons d'anonymat, mais le fond exprime ma pensée.

Hier avait lieu chez nous la fête des voisins.
Partout ailleurs, elle a lieu le dernier vendredi de mai, mais à cette date, il y avait la fête du quartier organisée par la commune.
Soyons réalistes! Le quartier, ce ne sont pas nos voisins. Pour la plupart, ce sont des étrangers! Ils vivent là, mais on ne les a jamais vus, on ne les connaît pas, ils ne font pas partie de notre vie, on ne sait même pas qu'ils existent!
Et pourtant, ils vivent là, tout proches de nous. Il ont des joies, des peines, comme nous. Ils se marient, ont des enfants, divorcent, vieillissent, meurent... comme nous. Et nous n'en savons rien.
Nos voisins, par contre, nous les connaissons, ce n'est pas pareil. On se dit bonjour aux boîtes aux lettres, on observe les changements de voiture, on connaît les prénoms des enfants et la couleur des canapés, on sait les nuits trop courtes des parents ou du jeune couple du deuxième qui se dispute si souvent. On se connaît, et on se reconnaît. On est proches. Alors, on a eu envie de se voir entre nous, sans étrangers.
Qu'est-ce qui différencie l'étranger du quartier, de la ville, du canton ou du reste du monde? Parmi nos voisins, il y a des gens de toutes les couleurs et d'une quinzaine de nationalités différentes. Italiens, chinois, indiens, portugais, congolais, français, albanais, suisses et autres cohabitent sans être des étrangers.
L'étranger... c'est celui qui nous paraît étrange, c'est l'autre, c'est celui qu'on ne connaît pas. Est-ce si étrange, vraiment, de vivre dans ma rue sans vivre dans mon lotissement? Est-ce si étrange, vraiment,d'être suisse sans être valaisan? Est-ce si étrange, vraiment, d'habiter un coin de planète qui ne soit pas l'Europe? Etranger, étrange, autre, nous sommes tous pétris de la même pâte humaine. Nous sommes tous image de Dieu. Nous sommes tous proches, et cette proximité se nomme humanité.
Eternel, ce matin, nous te prions. Aide-nous, dans notre travail, ce matin et chaque jour, à faire que les autres ne soient pas des étrangers mais des voisins, que nous puissions voir en eux non pas des êtres étranges, mais des proches, des prochains, des frères et sœurs, tous enfants humains d'un même Père divin.
Amen.

Voili, voilà, je voulais rendre compte de ce que je vis et observe: l'étranger est juste celui que je ne connais pas... Et je vous renvoie à la superbe histoire de Poulou et Sébastien, de Pomme d'Api, qui a bercé mon enfance... et la vôtre?

Linda

Linda vivait dans un joli appartement avec Pierre, son petit garçon de 8 ans et Fred, son mari. Ils n'étaient ni heureux, ni malheureux et vivaient une vie sans éclat. Elle travaillait à mi-temps pour avoir du temps pour leur fils et pour tenir la maison. Lui partait 11 heures par jour pour un poste de comptable dans la ville d'à-côté.

La vie bascula un matin, alors que personne ne s'y attendait. Sylvie, une voisine, avait proposé à Linda de recevoir un démarcheur: elle gagnerait une prime, Linda aussi, et le démarcheur pourrait travailler. Tout le monde y gagnait.

Une fois Pierre parti pour l'école, Linda fait un brin de ménage. Même si on venait lui vendre un aspirateur, ce n'était pas une raison pour que le démarcheur doive faire le ménage en arrivant! Elle redresse une rose dans le vase. Sa mère les lui a apportées dimanche. Elle déteste les fleurs coupées, pourtant, sa mère devrait le savoir... Elle prépare du café, arrose ses 3 plantes vertes (Fred n'aime pas ça, alors elle n'en a pas autant qu'elle l'aurait voulu, mais enfin, elle en a).

Aussi ponctuel qu'un train suisse, le vendeur sonne à la porte à 9 heures.
Linda ouvre la porte et fait entrer son hôte, auquel elle offre du café.

Elle l'écoute distraitement présenter son appareil ménager. Elle doit bien avouer qu'elle n'a aucun intérêt à cet achat. L'engin est encombrant et bruyant. Exactement les deux raisons pour lesquelles elle n'a pas d'aspirateur.

D'emblée, Linda aime ce timide démarcheur. Elle ne sait même pas son prénom, mais il lui semble plein d'intelligence et capable d'empathie, bien plus que son mari, en tout cas! Au lieu de le laisser présenter son appareil, elle babille avec lui tout le temps du rendez-vous.

Au moment de partir, il lui remet sa carte, non sans lui avoir présenté le bon de commande. Elle a 7 jours pour se rétracter, ajoute-t-il. Amos de Veppi... C'est le nom qui est inscrit sur la carte. Est-il marié? Il porte un alliance, certes (mais Georges, le meilleur ami de son mari, qui est célibataire, en porte une aussi, c'est le seul souvenir qu'il a de son père parti trop tôt). Linda se prend à rêver à ce que pourrait être sa vie avec Amos. Comme sa femme a de la chance. Cet homme, cet homme lui fait tourner la tête! Elle qui est si sage d'ordinaire et qui ne porte aucun intérêt aux autres individus de sexe masculin, rougit en formulant cette pensée. Elle signe. Bien sûr qu'elle signe. Bon de commande en poche, Amos s'en va. Ils se saluent sur le pas de la porte. Linda aimerait bien le retenir, mais cela ne se fait pas. La porte fermée, Linda revient s'asseoir sur le canapé. Amos a oublié son stylo.

Les jours passent. Amos hante l'esprit de Linda. Comme une adolescente, une après-midi, utilisant le stylo oublié, elle a noirci une page entière du prénom aimé. Elle s'est amusée à signer Linda de Veppi. Bien vite, elle brûle la feuille compromettante.

Le cinquième jour, elle l'appelle. A la troisième sonnerie, il répond. Elle veut annuler sa commande. Et elle veut surtout lui rendre son stylo. Elle lui donne rendez-vous en milieu d'après-midi dans un bistrot proche de son travail. Elle s'y prépare comme pour un rendez-vous galant. Dix minutes avant l'heure, elle est déjà attablée. Amos arrive.
"- Laisse-moi parler, lui dit-il, depuis notre rencontre, je ne pense plus qu'à toi. Cent fois j'ai voulu t'appeler, cent fois j'ai renoncé. Je crois... je crois que je t'aime."
Et Linda, cœur de guimauve, fond devant cet aveu. Les événements se précipitent. De part et d'autre, les divorces sont mis en route. En quelques mois, les choses se règlent dans les deux foyers. Véronique envoie une lettre à Linda, ne comportant que deux mots: "Bon courage!".

Et voilà nos tourtereaux installés ensemble. Pierre leur tient compagnie une semaine sur deux. Linda tombe enceinte. Tout va pour le mieux. La vie en rose?
Eh bien non, car depuis le jour où Amos a commencé à vivre avec elle, le doute, le terrible doute, taraude Linda, l'assaille, ne lui laissant ni tranquillité, ni joie de vivre, ni répit.
Et si, et si Amos tombait amoureux d'une autre cliente????

J'avais envie d'explorer l'autre facette d'une même histoire. Comme vous l'avez certainement constaté, celle-ci est donc intimement liée à l'histoire d'Amos publiée la semaine dernière.

Mon couple à moi va bien mais mes dernières histoires sont des affaires de couple un peu moroses... J'aime mieux cela que le contraire!

Voili, voilà. Jill Bill, il faudra prendre bien soin de Petit Pierre dans la cour de récré, tu vois les tumultes familiaux qu'il traverse!

Carte merci et bon

Sur une idée proposée par le CoffeeScrap au mois de mai, j'ai réalisé un bon pour la maîtresse de l'une des filles pour la fin de l'année scolaire... Aujourd'hui, dernier jour d'école chez nous, et ensuite... vacances pour 8 semaines et demi.

Donc, la carte était pour remercier la maîtresse de son engagement auprès de nos chères têtes blondes. Et noiraudes. Et rouquine aussi. Et châtain clair... bref...

Bourgeon créatif_carte mer et bon_consignes mai 2015_Coffee Scrap

Sur le papier de fond, j'ai imprimé bon pour blablabla (non, vous ne saurez pas!!!) de la part des élèves de la classe de la Bâtiaz. Ensuite, j'ai recouvert la valeur du bon de scotch, puis de produit magique (1/3 produit vaisselle liquide, 2/3 peinture acrylique) et j'ai laissé séché. Enfin, j'ai tamponné Merci et ajouté au feutre noir zone à gratter.

Et puis c'est tout.

J'étais avec elle quand elle a gratté, ça fonctionne super bien. Je vais faire des tests pour voir ce que ça donne si on attend un mois entre la réalisation et le grattage.

Voili, voilà.

Amos

Il est 9 heures. Amos de Veppi sonne à la porte. Il vend des aspirateurs et la dame qui habite ici a accepté de le recevoir.

La femme vient lui ouvrir.

L'intérieur est propret. Une douce odeur de pêches flotte dans la pièce à vivre. "Pas besoin de mon aspirateur ici" pense Amos. La maîtresse des lieux lui propose de prendre place, puis lui offre un café, ou un thé, comme il lui plaira.

Amos se sent si bien chez elle. Il présente son appareil, elle le coupe sans arrêt, lui parlant de son fils de 8 ans qui joue aux lego... Peut-on récupérer les petites pièces dans le sac à poussière? Patiemment, Amos démonte l'appareil, celui-ci n'a pas de sac, seulement un récipient qu'il faut vider régulièrement. On y retrouve intactes les petites briques. La voilà rassurée. Elle se détend. Elle parle d'elle.
Et ce qu'elle dit, sa vie qu'elle dépeint à grands traits, touche Amos au plus profond de lui. Il aimerait ranger son aspirateur et l'écouter. Il aimerait tout savoir de cette femme, ordinaire, qui le reçoit. Il aimerait savoir qui lui a offert ce bouquet de roses qui trône sur la table. Ami, mari, amant? Ce sont des questions qu'on ne pose pas! Cependant, qui? Qui partage la vie de cette femme? Est-ce le père du petit garçon? Pas une photo au mur ne lui donne d'indication. Rien ne traîne, il ne peut donc chercher d'indices dans cet appartement. Il n'a pas regardé attentivement le nom sur la sonnette...
Elle continue à raconter des anecdotes... "Prenez ces fleurs, par exemple, sur la table! C'est ma mère qui me les a offertes. Je déteste les fleurs coupées, ce ne sont que des cadavres... Est-ce qu'on offrirait un cadavre? Moi, j'aime les plantes en pots, pleines de vie. Mais mon mari, ça le dérange... Il trouve qu'elles perdent leurs feuilles, prennent de la place, et bouchent la lumière. Alors, j'en ai ici et là, mais pas trop. Pas assez à mon goût. C'est pas facile de vivre en couple!" Tiens, dans une seule tirade, elle vient de lui offrir deux réponses à ses questions. En outre, elle lui a dit ses difficultés de couple.

Amos se reprend... "Mais enfin, Amos, où en es-tu? Tu es là pour vendre un aspirateur, pas pour trouver une épouse... Te souviens-tu que tu en as une, déjà, à la maison?" lui souffle sa conscience. "Oui, parlons-en de Véronique, lui répond son cœur... Tout est toujours compliqué avec elle. Elle n'est jamais contente. Elle râle tout le temps, elle ne veut pas d'enfants, alors que moi, j'en rêve. Et puis, dès qu'elle voit une amie enceinte, elle pousse des cris d'envie... à n'y rien comprendre. Avec cette femme, ici, la vie semble si douce, tout semble si facile... il suffit de pouvoir rattraper les lego dans l'aspirateur!"

L'entretien touche à sa fin. Amos n'a pas prononcé la formule magique "unique sur le marché". Il n'a pas non plus placé l'argument de "l'hygiène parfaite". Sincèrement, il a été nul. Il lui fait quand même signer le bon de commande, lui rappelant qu'elle a 7 jours pour se rétracter. Et il lui laisse sa carte de visite. Il remercie pour le café et il s'en va.

Une fois au volant de sa voiture, il se rend compte qu'il a laissé son stylo chez cette douce cliente.

Voili, voilà. Jill Bill, tu vois ce qui se passe dans les foyers pendant que tu t'occupes des mômes??