Carte printanière

Pour le défi inspiration du CoffeeScrap en mars, il fallait partir de cette image:

et j’ai fait cette carte arrosoir (fichier SVG sur demande) :

Bourgeon créatif inspiration printemps arrosoir CoffeeScrap mars 2015

Je l’ai réalisée 6 fois… et envoyée à diverses personnes, pour les retours que j’en ai eus, elle a beaucoup plu.

Je vous montre 2 enveloppes réalisées pour l’envoyer :

Bourgeon créatif enveloppe inspiration printemps arrosoir CoffeeScrap mars 2015

et l’autre :

Bourgeon créatif enveloppe2 inspiration printemps arrosoir CoffeeScrap mars 2015

Voili, voilà.

Paco

 

Tout comme il y a des vieux qui n’ont rien appris de leur vie et sont des vieux c***, il y a, mais on en parle beaucoup moins, de jeunes sages.

Paco était de ceux-là. Et il voulait devenir sâdhu.

Bien sûr que personne n’était pour, dans son entourage.

D’abord, l’Inde, c’est trop loin, disait sa sœur. Paco ne l’écoutait pas, bien qu’elle soit la personne dont il se sentait le plus proche.

Ensuite, sa mère n’avait pas mis au monde un fils pour qu’il ne lui donne pas de descendance. Paco ne l’écoutait pas.

Son père se lamentait de ce que personne n’allait reprendre l’entreprise familiale, de père en fils depuis 1854… Son grand-père renchérissait. Paco ne les écoutait pas.

L’Inde, ce n’est pas notre culture, tu vas le regretter… d’autant qu’il n’y a même pas de Nutella, là-bas, relevait son meilleur ami. Paco ne l’écoutait pas.

Les profs arguaient que l’Education nationale n’avait pas investi dans son éducation pour qu’il aille vivre comme un sauvage dans une grotte, mais pour qu’il travaille et aide à augmenter le PNB du pays, pour qu’il soutienne la croissance. Paco ne les écoutait pas.

La conseillère d’orientation expliqua qu’elle n’avait rien dans ses dossiers qui décrive le cursus pour devenir sâdhu, et que, partant, c’était certainement une mauvaise idée. Paco ne l’écoutait pas.

Paco n’écoutait personne. En fait, c’est nous qui aurions dû l’écouter.

Un temps, vers 15-16 ans, il sembla se ranger à nos opinions. Mais le jour de ses 18 ans, avec l’argent mis de côté sou après sou, il commanda un billet d’avion pour Bombay, et il partit quelques semaines plus tard, juste après son bac, avec pour tout bagage un sac à dos, quelques vêtements et son passeport.

De l’aéroport, il n’envoya qu’une seule carte postale, de ce que j’en sais. Elle est datée du 30 juin 1990. Et c’est moi qui l’ai reçue. Il disait qu’il était bien arrivé, mais que comme personne ne comprenait son choix de vie, il lui était plus facile de disparaître que de garder contact avec ceux que, pourtant, il aimait profondément et respectait. Et qu’il était heureux de savoir que cette vie qu’il allait mener le comblerait. Il se demandait s’il avait réussi son bac.

Depuis, tous les 30 juin, il m’envoie une carte postale. Il ne dit rien, ou si peu. Mais je sens le soleil de sa vie illuminer son écriture. Et je sens qu’il a fait le bon choix pour lui.

Aujourd’hui, au soir de ma vie, je me dis que j’aurais dû faire part de l’existence de ces cartes postales à Elise, sa mère, ma fille, et qu’elle aurait, peut-être, mieux compris certaines choses… Quand j’ai reçu la première, Elise était beaucoup trop affectée par le départ de Paco. Et puis, elle était sûre qu’il allait revenir, la tête basse, expliquer qu’il s’était trompé et reprendre ses études. J’ai préféré ne pas lui en parler. En plus, j’ai pensé qu’il lui écrirait, à elle aussi. Mais non. Ensuite… eh bien, c’était trop tard pour en parler. Il aurait fallu justifier que je ne l’avais pas fait plus tôt. Ainsi le secret des cartes s’est-il scellé dans ma poitrine et je n’en ai jamais parlé à personne. Je les relis toutes, tous les 24 mars, parce que c’est l’anniversaire de Paco. Aujourd’hui, il a 43 ans. Comme toute la famille, je pense à lui. Mais personne n’en parle jamais. Et pourtant, qu’est-ce que ça nous ferait du bien !

Elise trouvera ces cartes dans mes archives après ma mort, et alors peut-être qu’elle lui pardonnera son départ… mais me pardonnera-t-elle, à moi, de lui avoir caché qu’il m’avait écrit ?

Voili, voilà, un petit Paco passé par la cour de récré chez Jill Bill avant de grandir et de choisir un autre chemin. Je profite de cet article pour vous conseiller vivement le documentaire Sâdhu, de Gaël Métroz. Note : cette nouvelle ne décrit pas le film ; je l’ai vu il y a plus de deux ans et je n’avais jamais entendu parler des sâdhus avant. C’est le seul point de rencontre entre le film et ma nouvelle. Pour le reste : Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé ne serait que pure coïncidence.

Carnet de citations

J’ai répondu à l’invitation de HelloFanny sur le Potager créatif et j’ai suivi (à peu près) son pas-à-pas atelier. Cette patouille avec les encres m’a bien plu, même si je n’ai pas vraiment réussi en faisant comme elle l’expliquait, alors j’ai adapté et appliqué les encres au pinceau.

En résulte ce carnet dans lequel j’ai mis des citations d’Oscar Wilde.

La couverture :

Bourgeon créatif mini album HelloFanny Potager créatif1

Ensuite, les pages les unes après les autres…

Page de gauche: « Les folies sont les seules choses qu’on ne regrette jamais » et sur la page de droite, une photo de l’écrivain imprimée sur une page de livre.

Bourgeon créatif mini album HelloFanny Potager créatif2

Page de gauche : la même image imprimée sur du papier normal. Page de droite, c’est un napperon découpé avec la craft-robo.

Bourgeon créatif mini album HelloFanny Potager créatif3

Page de gauche: le dos du napperon et page de droite: « La beauté est dans les yeux de celui qui regarde ».

Bourgeon créatif mini album HelloFanny Potager créatif4

« Le meilleur moyen de résister à la tentation, c’est d’y céder. »

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« La vraie vie est si souvent celle qu’on ne vit pas… »

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« Il est important d’avoir des rêves assez grands…

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… et la suite, sous le rabat, « pour ne pas les perdre de vue quand on les poursuit ».

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« Vivre est la chose la plus rare au monde, la plupart des gens ne font qu’exister »

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« On devrait toujours être légèrement improbable » et « A force de s’appuyer sur les principes, ils finissent toujours par céder. »

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Et sous le rabat : « Aujourd’hui, les gens connaissent le prix de tout et la valeur de rien »

Bourgeon créatif mini album HelloFanny Potager créatif11

« L’incertitude est l’essence même de l’aventure amoureuse » et « Soyez vous-même ! Tous les autres sont déjà pris ! »

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« N’aimez jamais quelqu’un qui vous traite comme une personne ordinaire » et « Il faut toujours viser la lune car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles ».

Bourgeon créatif mini album HelloFanny Potager créatif13

« Parfois, nous pouvons passer des années sans vivre du tout, et tout à coup, notre vie entière est concentrée dans un seul instant » et « N’importe qui peut sympathiser avec les souffrances d’un ami, mais sympathiser avec le succès d’un ami exige une nature très fine ».

Bourgeon créatif mini album HelloFanny Potager créatif14

Et enfin, le dos, « l’expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs »

Voili, voilà.

Arbre

 

J’avais des idées pour ce thème mais je n’ai rien eu le temps de faire…

Et ce soir, dans la nuit, j’ai photographié ce petit arbre, éclairé par la lumière du chemin…

Bourgeon créatif semaine 11 arbre

Voili, voilà, ce n’est pas du tout mon projet de base, mais finalement, je trouve que cela lui donne un cachet particulier…

Pétition pour le climat

 

Partout sur la planète, le changement climatique a déjà fait d’innombrables victimes et déclenché des dommages à l’environnement incommensurables. Une situation qui touche tout particulièrement les pays les plus pauvres, alors que ce sont justement eux qui y ont le moins contribué. Pour la Suisse, un des pays les plus riches, le moment est venu d’enfin montrer l’exemple.

Faisons de Doris Leuthard la sainte patronne du climat. Signez la pétition à notre ministre de l’environnement pour lui demander de s’engager en faveur d’une politique climatique équitable: www.alliance-climatique.ch

Personnellement, j’ai signé. Et puis, je m’efforce aussi de ne pas émettre plus de CO2 que nécessaire… J’essaie…

Voili, voilà, je vous souhaite une belle journée.

Crystal

Ce matin, il fait beau et presque tous les enfants du quartier sont en route pour l’école, qui à pied, qui à vélo,  qui sur sa trottinette.

Et une petite fille arrive silencieusement, doublant tout le monde sur le trottoir… Elle porte les patins à roulettes tout neufs que son parrain lui a offerts pour son anniversaire. Elle est fière et elle rayonne.

Comme elle en avait rêvé, ils sont roses et violets, avec les quatre roues alignées, et ils ne font pas de bruit. Elle en avait assez de sa trottinette grinçante dont tout le monde se moquait, particulièrement ce grand dadais qui lui disait tout le temps que s’il l’entendait encore grincer, il allait la jeter dans la rivière, et sa propriétaire avec.

Et justement, le voilà, ce grand. Il s’appelle Fabien et il est en CM2. Crystal prend son élan, et lui fonce dedans. Après l’avoir percuté, elle se rattrape à la barrière de la rivière, mais lui, il s’étale de tout son long sur la chaussée, au milieu des rires.

Crystal, que personne ne voyait dans la cour de récré, devient l’héroïne du jour, car il n’y a pas qu’elle que Fabien ennuyait sur le chemin de l’école.

 

Voili, voilà, c’est Jill Bill qui s’occupera de la justice dans la cour de récré !